Le régime hyperprotéiné présente-t-il des dangers ?

Le régime hyperprotéiné hypocalorique (ou diète protéinée) avec des sachets de protéines de qualité (indice chimique>100, et haute valeur biologique =bonne digestibilité) n’est pas une méthode agressive pour un organisme en bonne santé.


Dans la mesure où l’on n’apporte pas beaucoup plus de protéines que le corps n’en a besoin physiologiquement par kg de poids et par jour, il n’y a pas à proprement parler d’excès d’apport en protéine, il ne pose donc pas de problème au niveau rénal, lorsque les reins sont en bonne santé.
 
Nota : Les études qui ont été faites sur des sportifs de force, absorbant jusqu’à 3,5 g de protéine par kg de poids et par jour pendant plusieurs mois n’ont pas présenté de problèmes de problèmes rénaux.
 
— Cependant, ce régime est contre indiqué aux personnes ayant une insuffisance rénale installée.
(De même que l’on ne fait pas courir une personne ayant une insuffisance cardiaque, alors que l’on peut courir lorsque l’on est en bonne santé).
 
— Le diabète insulinodépendant est également une contre-indication au régime hyperprotéiné, non pas en raison des protéines, mais à cause de la suppression des produits sucrés.
Le diabète insulinodépendant est celui où le patient reçoit de l’insuline par injection, son pancréas n’en sécrétant plus.
 
Par contre, le régime hyperprotéiné peut être très intéressant chez un diabétique de type II (traité par des médicaments absorbés par voie orale), car le régime met le pancréas au repos et l’on diminue ainsi la résistance des récepteurs à l’insuline que l’on retrouve souvent dans ce type de diabète appartenant à ce que l’on appelle « syndrome métabolique » (excès de poids, hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie..).
 
De plus, la perte de poids aura un effet positif sur toutes ces pathologies.
Nous conseillons par contre impérativement à ces personnes de se faire suivre par leur médecin, car les posologies de leurs médicaments selon les molécules utilisées devront être modifiées en cours de régime pour éviter tout risque grave d’hypoglycémie.
 
— Le régime hyperprotéiné est contre indiqué à toute personne venant de subir un accident cardiovasculaire récent, comme tout autre type de régime sévère à niveau calorique très bas.
 
— Le régime hyperprotéiné ne doit pas être suivi par les enfants, les adolescents et les femmes enceintes ou qui allaitent, non pas à cause des protéines, mais des risques de carences en micronutriments chez ces personnes qui en ont un besoin accru.

Certains médecins peuvent prescrire le régime hyperprotéiné à des adolescents lorsque le risque encouru par l’excès de poids est supérieur au risque de carence en micronutriments.
 
— Si vous avez un problème thyroïdien, il doit être traité avant de faire un régime.

— La prise d’un complément à base de potassium est contre-indiquée avec certains médicaments, notamment certaines classes traitant l’hypertension artérielle, nous vous invitons à consulter votre médecin traitant pour vous assurer que vous n’êtes pas concerné(e) par cette contre-indication.
 
— Le principal risque des régimes hyperprotéinés est la carence en potassium qui peut être dangereuse pour le cœur. C’est pourquoi il est impératif de se supplémenter en potassium pendant le régime hyperprotéiné.


Nous conseillons par ailleurs d’ajouter des compléments : vitamines, minéraux, calcium et une supplémentation en oméga 3 si la phase 1 dure plus de 10-15 jours.
 

Combien de temps dure une diète protéinée ?

Le régime hyperprotéiné n’est pas un régime au long cours, il s’agit plutôt d’une « cure de perte de poids ».
La durée des phases varie selon le nombre de kilos à perdre.
La phase 1 peut durer de 7 jours à 1 mois selon le poids total à perdre.
La phase 2 a la même durée que la phase 1,
La phase 3 peut avoir également la même durée ou être supérieure de quelques jours à 1 semaine.
Lorsque le poids à perdre est supérieur à 18 kg, on doit faire plusieurs cycles de régime.
 

Au bout de combien de temps voit-on les résultats ?


On perd en moyenne et, selon les personnes et la répétition des régimes, 3 kilos la première semaine, car la diurèse augmente; la perte de poids diminue ensuite en fonction du métabolisme, de l’excès de poids initial et du sexe : plus on est loin de son poids d’équilibre, plus la perte de poids est importante, les hommes perdent plus que les femmes, car le régime hyperprotéiné est plus efficace sur les graisses abdominales de type androïdes que sur les graisses gynoïdes et il existe également des facteurs individuels.
En moyenne les hommes perdent 3 kilos par semaine, les femmes 2 durant la phase 1. Il faut savoir qu’environ 60 % à 65 % du poids sera perdu lors de la phase 1 et le reste durant les phases 2 et 3.
 

Quels aliments peut-on consommer et quels aliments sont à exclure ?


Les aliments autorisés durant la phase 1 :


— Les sachets de protéines : de 4 à 6 par jour
— Les légumes cuits ou crus (sauf ceux qui sont « riches » en sucres : artichauts, betteraves, carottes, céleris rave, choux de Bruxelles, salsifis)
— Une cuillérée à soupe d’huile d’olive, de colza ou de noix par jour
— épices, aromates fines herbes
Tout le reste est à exclure
 
Durant les phases 2 et 3 on réincorporera dans l’ordre : les protéines animales « maigres » : viandes et poisson et produits laitiers sans matières grasses, les fruits, les féculents, pain et les céréales en général.
 

Le régime hyperprotéiné est-il « dur » à suivre ?


Avant que la cétose ne se mette en place (2 à 3 jours), il est fréquent d’avoir faim. Surtout, il faut résister pendant cette période à toute tentation, mais un sachet supplémentaire peut être pris si nécessaire.
Tout apport de produit à exclure empêcherait la mise en place de la cétose et du bénéfice qu’elle apporte : perte de poids rapide et effet « coupe faim » des corps cétoniques produits durant cette phase.
N’oubliez pas que ce régime est limité dans le temps.
 
L’idée de prendre des sachets m’est désagréable.

Peut-on procéder autrement avec des aliments riches en protéines ?


On peut tout à fait maigrir sans sachets protéinés, mais pas aussi bien.


Pourquoi ?


Tout d’abord, pour protéger l’organisme, il faut apporter ensemble et en bonne quantité tous les acides aminés essentiels dont il a besoin, car ils ne sont pas stockés en attente d’utilisation, mais détruits et transformés en énergie ou en graisses de réserve.
 
Ensuite, il faut apporter suffisamment de protéines pour éviter toute fonte musculaire et tout désordre fonctionnel : or les protéines animales sont souvent associées à des matières grasses et les protéines végétales à des glucides (le yaourt 0 % contient aussi du lactose) et, évidemment, tous ces produits ne sont pas des protéines pures et contiennent une part importante d’eau.
Comme l’on veut maigrir, la ration alimentaire va être réduite et il y a donc un risque de ne pas remplir ces deux objectifs indispensables.
D’ailleurs, les viandes et poissons maigres sont réincorporés en phase 2 du régime, phase à partir de laquelle la perte de poids va devenir plus lente.
Le sachet hyperprotéiné de qualité est donc la façon la plus sûre pour obtenir le maximum de protéines et une sécurité sur les apports en acides aminés essentiels avec un minimum de calories.
 

Tous les sachets de protéines sont-ils équivalents ?


Tout produit minceur protéiné ne permet pas d’obtenir une cétose : il faut distinguer les sachets hyperprotéinés réels et les sachets « substituts de repas » : vous trouverez des articles à ce sujet dans notre rubrique « vos informations »
 
Les sachets hyperprotéinés contiennent un pourcentage très élevé de protéines (en moyenne 70 %) et très peu de sucre alors que les substituts de repas contiennent en moyenne 30 à 40 % de protéines et un pourcentage de sucre supérieur, mais incluent toutes les vitamines et minéraux indispensables à un repas.
 
Les valeurs caloriques des sachets hyperprotéinés sont d’environ 100 kcal par sachet et celles des substituts de repas d’environ 200 kcal
 
On n’obtient jamais de cétose avec des substituts de repas : on diminue simplement l’apport calorique global d’une journée ou d’un repas en profitant de l’effet satiétogène des protéines, dont le pourcentage est tout de même important.
 

Peut-on prendre n’importe quel produit hyperprotéiné pour réaliser une diète hyperprotéinée, du moment que la teneur en protéines est élevée et la teneur en sucre très basse ?


Il faut impérativement veiller à la qualité des protéines utilisées et il faut la garantie que l’index chimique est supérieur à 100 (présence en quantité suffisante de tous les acides aminés essentiels)
certaines préparations hyperprotéinées pour sportifs, qui sont à prendre en plus de la nourriture habituelle ne sont pas adaptées pour faire un régime hyperprotéiné.
De plus, les protéines de type « whey » qui sont parfaites pour le sportif de force ou pour le sportif d’endurance en entraînement intense sont inadaptées au régime hyperprotéiné, car elles sont formées de courtes chaînes de protéines à assimilation rapide, moins satiétogènes que les protéines destinées à maigrir que l’on trouve dans les sachets protéinés de qualité.
 

Les sachets de protéines sont-ils « artificiels » ?


Pas plus que le lait maternisé destiné aux bébés.
Lorsque les sachets protéinés sont de qualité, ils ne contiennent pas de protéines artificielles, mais des protéines issues de produits alimentaires naturels. (œuf, lait, soja, pois en général)
 

Et la vie sociale…..Et les repas de plaisir entre amis ?


Pendant la phase 1 du régime hyperprotéiné, vous devrez effectivement renoncer aux invitations et aux restaurants.
Cette phase, très active, ne supporte aucun écart sous peine de n’obtenir que des résultats très inférieurs à ceux que l’on peut en attendre et de ne pas bénéficier de l’effet coupe faim et « euphorisant » des corps cétoniques.
 

Pourquoi choisir ce régime plutôt qu’un autre ?


Ce régime est fait pour préserver la masse musculaire et faire perdre de la graisse (graisses « profondes » qui sont dangereuses pour la santé et graisses de « surface » [celles que l’on voit].
Le fait de conserver la masse musculaire intacte est très important pour éviter la reprise de poids, car c’est elle qui brûle les calories même au repos.
Les régimes hypocaloriques « classiques » font perdre du poids, mais à la fois de la graisse et du muscle : au moindre écart, la prise de poids sera plus rapide, car le besoin calorique « de base » aura diminué avec la perte du muscle.


Ce régime favorise une perte de poids très rapide et il est très efficace dans les pertes de poids importantes.
Il peut permettre, en quelques mois, à une personne souffrant d’un « syndrome métabolique » [hypercholestérolémie, diabète « gras », hypertension artérielle…, accompagnés d’un surpoids] de diminuer voire de cesser de prendre des médicaments [bien entendu cela devra se faire progressivement et sous contrôle du médecin traitant].
Le fait de laisser le pancréas au repos permet aux diabétiques de type 2 de récupérer une meilleure sensibilité à l’insuline, ce qui est un élément extrêmement positif, car l’on sait que l’hyperinsulinémie chronique, conséquence de la baisse de sensibilité à l’insuline, est un déclencheur de graves maladies.
 

Quelles sont les contraintes avec le régime hyperprotéiné ?


La contrainte principale se situe surtout dans la phase 1 où l’on consomme des sachets à chaque repas.
Bien que nos sachets soient sélectionnés pour leur qualité gustative, la monotonie peut s’installer, notamment si la phase 1 dure 1 mois, et plus encore si l’on doit la renouveler dans le cas d’une perte de poids importante.
Il est possible de cuisiner avec les sachets protéinés pour augmenter la variété et modifier les consistances. [voir nos recettes]
 
Il faut également veiller à ne pas manquer de sachet protéiné lors de la phase 1.

Le régime hyperprotéiné est-il cher ?


Si on compare de prix des sachets au prix des protéines animales pour la même quantité théorique de protéines pures [poids sec], les sachets sont plutôt moins coûteux.
De plus, avec les produits supprimés du régime [charcuteries, fromages, plats préparés, pâtisseries, viandes, biscuits, alcool..] le coût de la nourriture pendant le régime ne sera pas augmenté.
De plus, vous pouvez consommer des légumes congelés et en boite sans problème [sauf ceux contenant des matières grasses ajoutées types, poêlées].

Le régime hyperprotéiné a-t-il des inconvénients ?


La cétose entraîne une mauvaise haleine, ce qui peut être désagréable : des produits adaptés sans sucre peuvent être utilisés pour la limiter.
 
Pour combattre l’hypotension qui peut survenir comme dans tout régime hypocalorique sévère, nous vous recommandons d’ajouter des comprimés de sel [rayon « compléments de régime »] ou de bien saler sachets et légumes.
 
Une constipation peut survenir par manque de fibres.
Buvez bien 1,5 litre par jour de boissons autorisées et augmentez si nécessaire la ration de légumes autorisés.
Un laxatif léger peut être utilisé [attention pas de sucre]
 
Nous déconseillons l’huile de paraffine, formellement : elle empêche l’absorption intestinale des vitamines liposolubles [A,E,D,K] et vient en général se substituer aux huiles recommandées dont la fonction est d’apporter des Omega 3 et des vitamines.
 
Des crampes nocturnes peuvent survenir : pour les éviter, le calcium et le magnésium sont fortement recommandés.
 
Des nausées et migraines peuvent se voir les premiers jours, mais disparaissent ensuite spontanément.
Un sensation de frilosité peut survenir, elle est due à la baisse du métabolisme et à la diminution de l’épaisseur du pannicule adipeux.
 
Chute de cheveux : rare et réversible, elle s’observe le plus souvent lorsque les compléments alimentaires ne sont pas pris [vitamines, minéraux, oméga 3].

Après le régime hyperprotéiné, que faire ?


Tout d’abord les trois phases du régime devront impérativement être respectées [voir dans « vos infos » le tableau récapitulatif des 3 phases avec les aliments autorisés à chaque phase].
 
Respecter la stabilisation : on réintroduit les féculents, céréales et pain, puis les lipides progressivement à raison de 200 kcal par jour par pallier d’une semaine jusqu’à l’équilibre calorique : lire notre article « besoin en calories » pour déterminer vos besoins personnalisés.
 
L’équilibre se fait dans la journée et non pas sur un repas, cependant nous vous conseillons de suivre une alimentation de reprise basée sur la « chronobiologie »  qui a l’avantage d’apporter au corps les nutriments dont il a besoin en fonction de son rythme biologique : il permet ainsi une assimilation optimale des micronutriments et évite les « stockages » quand les calories ne sont pas apportées au moment où le corps en a besoin pour les « brûler ».
 
À titre d’exemple, voici une journée « type »
 
Un petit déjeuner « copieux » avec pain, 30 g de beurre ou 50 g de fromage [pour une femme] 20 g de plus si vous êtes un homme, jambon et œuf si vous le souhaitez ou fromage blanc avec votre boisson habituelle.
 
Un déjeuner avec protéines animales ou produit à base de soja, légumes, une tranche de pain ou 2 cuillères à soupe de féculents.
Yaourt, fromage blanc
 
Un en-cas vers 17 heures : un fruit ou un jus de fruits sans sucre ajouté ou quelques fruits secs ou 1 carré de chocolat
 
Un dîner léger : poisson, légumes verts
 

Le régime hyperprotéiné favorise-t-il une reprise de poids après l’arrêt ?


Il n’y a pas d’effet « rebond » dans le régime hyperprotéiné, car il fait perdre de la graisse.
Cependant si les phases ne sont pas respectées, il est évident que la reprise de poids va être immédiate, surtout si l’on mange n’importe quoi et n’importe comment.
Il faut garder à l’esprit que si l’on mange plus de calories que ses besoins, on grossit inévitablement.
Notre corps est par nature destiné à stocker pour pallier aux périodes de manque et l’amincissement va à l’encontre de notre nature.
Il faut donc rester vigilant et corriger « les écarts » d’un jour par une compensation le lendemain.
Cela ne veut bien sûr pas dire qu’il faut supprimer les « écarts et les plaisirs, mais seulement savoir les “gérer”.
Nous essayons de répondre à ce besoin, sur le site en vous proposant des biscuits allégés, et des aides minceur type “brûle graisse”, qui augmentent la thermogénèse et font brûler dans une certaine limite les calories excédentaires ou “capteurs de graisses et sucres” qui limitent l’absorption d’une partie des graisses et sucres d’un repas un peu copieux.